GUERRE A LA GUERRE
– Une coalition pour désarmer le militarisme –
Assurer la paix impériale ne s'est jamais fait sans violence. Mais aujourd'hui, pour les grandes puissances, c'est la guerre elle-même qui fait son retour. Les dépenses militaires explosent partout dans le monde - et les profits des industriels de l'armement aussi.
La France occupe une place majeure dans cette militarisation générale. Il en va de ses intérêts économiques : elle s'est hissée à la seconde place sur le podium des ventes d'armes en 2023, devant la Russie et loin derrière les USA.
Son soutien à l’entreprise génocidaire de l’État colonial israélien en Palestine est inconditionnel. Son interventionnisme militaire au Sahel, en Kanaky, en Martinique, à Mayotte continue de démontrer la brutalité de son impérialisme, qui vise à maintenir ses intérêts et ceux de son bloc impérial. Et cette logique impériale prend aussi la forme d'une guerre intérieure, menée par une police aux moyens militarisés, qui cible en premier lieu les non-blancs et les minorités.
Partout ces guerres visent à maintenir l’ordre : un ordre colonial, raciste, sexiste et capitaliste.
Il faut maintenir les frontières, en tuant s’il le faut, comme en Méditerranée.
Il faut réprimer l’ennemi intérieur, en multipliant les politiques islamophobes .
Il faut mater violemment la contestation quitte à blesser gravement ou prendre le risque de tuer, comme en témoignent les différentes luttes, des Gilets-Jaunes à Sainte-Soline en passant les mobilisations contre la réforme des retraites, et plus généralement l’ensemble des mouvements
sociaux.
Il faut maintenir un système de contrôle à travers une surveillance généralisée de plus en plus sophistiquée.
Il faut remettre le pétainisme au goût du jour en prônant un « réarmement démographique ».
Il faut se préparer à la guerre, en soumettant les ados au SNU. Et, toujours, assurer la domination des pays du Nord global sur le reste du monde.
Nous n’en serons pas. Et c'est à nous, alors, de faire grève, de déserter, de perturber, de démanteler la logistique de leurs guerres.
Car celles-ci reposent sur des infrastructures matérielles, des institutions financières, des centres de recherche et développement, des laboratoires, des bureaux, des usines, des chantiers, des centres de formation et d’entraînement, des stands de recrutement, de la publicité, de salons ... Les fauteurs de guerre ont des noms et des adresses.
Notre coalition regroupe de nombreux collectifs et individus de tous horizons, visant à désarmer la machine de guerre et relancer un anti-militarisme populaire. Elle s'organise dès à présent, et annoncera des actions de grande ampleur dans les semaines qui viennent. Ils sont en guerre, nous sommes un front, rendez-vous au printemps !